Voici le résumé de la vie de Paul Thonnard (17 juin 1933 – 26 juillet 2017) :
Paul naît le 17 juin 1933 à Dison, dans une famille très nombreuse : son père Julien, boulanger au 103 rue Albert Ier (originaire de Noorbeek aux Pays-Bas), et sa mère Oliva Martiny élèvent onze enfants dont il est le sixième. Il souffre d'un manque d'affection parentale, compensé par sa tendre grand-mère Martiny, chez qui il passe toutes ses vacances à la ferme de Bonvoisin — sans électricité avant fin 1937 — en participant aux travaux de la ferme. Enfant très pieux, il est acolyte quotidien à la messe de 7h30.
Le 10 mai 1940, la famille fuit l'invasion allemande et se réfugie quelques semaines à Xhendelesse. Le drame central survient le 1er mars 1941 : lors d'un bombardement anglais, une bombe incendiaire écrase la jambe de son père, amputé sous le genou — il sera le seul blessé de Dison ce soir-là. Suivent des années d'occupation marquées par le rationnement, le blé moulu clandestinement la nuit, le marché noir du pain blanc et les rafles. La Libération arrive le 9 septembre 1944 avec les chars américains ; Paul, 11 ans, collecte les surplus de la cuisine militaire US pour l'œuvre du doyen. Pendant l'offensive des Ardennes, la famille de sa future épouse Edith Muller est déportée à Born, en Allemagne.
Brillant élève qui rêve d'enseigner, il est obligé par son père d'entrer à 14 ans à la boulangerie familiale. Sa vie tourne autour de l'église et du patro (camps marquants à Orval, Dohan, Berdorf, Daverdisse). Il fait sa communion solennelle le 15 juillet 1945, au retour des prisonniers dont son oncle Arnold, captif cinq ans en Allemagne. Militaire de 1952 à 1954, il sert comme opérateur radio au bataillon médical de Hombourg puis Visé. En juillet 1955, au camp de Frahan, le jeune dirigeant Pierrot Pepinster meurt d'une chute — un drame qui le marque à jamais. C'est à cette époque qu'il se fiance avec Edith Muller.
Marié en juillet 1958, le couple reprend la boulangerie familiale en 1959 et élève quatre enfants : Didier (1962), Daniel (1964), Dominique (1969) et Myriam (1972). Autodidacte passionné, Paul y développe pâtisserie et chocolats de vitrine remarqués. En 1964, il fait construire une maison de campagne au Thier de Hodimont. En 1966, il quitte la boulangerie, traverse un licenciement abusif qu'il gagne devant les tribunaux, puis entre chez Fiberglass à Battice où il gravit tous les échelons jusqu'à l'Organisation Industrielle : informatique, emballages, certification ISO 9002. Cette carrière le fait voyager dans toute l'Europe et deux fois aux États-Unis, couronnée par la médaille d'or de l'Ordre de la Couronne (1991). Il prend sa prépension en décembre 1994.
Grand-père comblé de sept petits-enfants (1991–2002) sous les surnoms de « Daddy et Maminou », il dirige la Chorale des Jeunes de Dison, célèbre ses noces d'or en 2008 (messe en plein air et voyage en Crète) et voyage beaucoup : Thaïlande, Burundi en 1990 chez Didier professeur à Bujumbura, Londres, Paris et l'Élysée à 80 ans. En mai 2012, un triple pontage cardiaque et onze jours en soins intensifs lui laissent des cauchemars étranges, dont il se relève après 40 séances de kiné. Il achève son récit en annotant deux livres sur Dison — le tram, le Secours d'Hiver, la ferme de Bonvoisin — pour transmettre la mémoire de sa ville. La « Finale » du chapitre 6 est restée inachevée : un simple « (...) ».
Une vie longue et riche, racontée avec humour et tendresse, commencée le 12 avril 2010 et destinée à son épouse, ses enfants et petits-enfants.
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